Visé à nouveau par un mandat d’arrêt international, Koné Katinan répond depuis son exil

Publié le 15/05/2018 à 19:18

Mardi 15 mai 2018. Depuis Accra, la capitale ghanéenne, Koné Katinan Justin, ministre sous le régime de Laurent Gbagbo, anime une conférence de presse. Au menu de cette communication, un éclairci sur les trois mandats d’arrêts internationaux, émis par le gouvernement ivoirien à l’encontre du concerné, exilé depuis 2011 au Ghana.

ADN-Koné Katinan Justin

Koné Katianan Justin

Koné Katinan Justin, lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 15 mai 2018, annonce avoir eu connaissance de mandats d’arrêt émis contre lui, par la justice ivoirienne. Lesquels ont été transmis aux tribunaux ghanéen, togolais et béninois pour son arrestation et son transfert en Côte d’Ivoire.

Comme motif évoqué pour l’émission de ce mandat d’arrêt, le concerné laisse entendre « dans ce mandat d’arrêt, l’on m’inculpe pour des faits de déstabilisation allant de 2012 à 2017, sur la base des dires d’un certain Yedagn Louis Jacques alias Méité Souleymane. Ce dernier aurait dit, lors de son interpellation, qu’il aurait participé à une réunion au Ghana avec un pasteur nommé ZOUAME, exilé au Ghana ; qu’au cours de cette réunion, ce pasteur révélait que KONE Katinan Justin donnait directement des instructions aux chefs de guerre du nord« .

Surpris des faits qui lui sont reprochés, Koné Katinan Justin a martelé pour sa défense « une personne, qui ne m’a jamais rencontré, dit avoir participé à une réunion, sans en préciser la date, à laquelle je participais, et qu’il aurait entendu, au cours de ladite réunion, une autre personne dont l’identité n’est même pas connue, du moins celle-ci se résume à une appellation (ZOUAME) sans que l’on ne sache s’il s’agit d’un nom, d’un prénom ou même d’un surnom, dire que j’aurais donné des instructions « aux chefs de guerre du Nord », sans que lesdits chefs de guerre, eux non plus, ne soient identifiés, et la nature des instructions, elle non plus ne soit précisée ».

 

L’ex ministre de Laurent Gbagbo a déclaré lors de cette conférence, avoir soumis son cas qu’il sent désormais inquiétant, aux instances internationales chargées de la défense des droits de l’homme.

« Mes requêtes à l’internationale sont sans préjudice du droit que je me réserve d’entreprendre des actions auprès des autorités ghanéennes pour leur exprimer mon ras-le-bol devant tant de persécution de la part du gouvernement ivoirien, laquelle persécution porte atteinte à mes droits de réfugié à la protection desquels elles se sont astreintes en m’accordant le statut de réfugié, comme l’a également relevé le juge ghanéen dans sa décision précitée« . a t-il ajouté.

Il a par ailleurs réaffirmé son ambition de lutter pour mettre un terme à cette politique taxée à son bénéfice de haineuse. « Trop c’est trop » a t-il manifesté.

Luc KOUADE

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