Union Africaine : un 30e sommet sous la présidence de Paul Kagamé

Publié le 30/01/2018 à 15:39

Ouvert un jour plutôt, le 30e sommet de l’Union Africaine (UA) s’est refermé ce lundi 30 janvier 2017 à Addis Abeba. Le nouveau Président de l’organisation panafricaine, Paul Kagamé a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre qui a duré deux jours.

Deux points essentiels ont été à l’ordre du jour, les crises militaires et les questions de la réforme de l’organisation.

Retardée de plusieurs heures par une réunion à huis clos pour aborder la question de la réforme de l’organisation, la cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours du Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat. Il a annoncé des mesures prises pour sanctionner ceux qui font obstacle à la paix sur le continent.

« En Somalie, les efforts doivent se poursuivre pour permettre l’aboutissement de la transition en cours entre l’Amisom et les forces somaliennes. Au Soudan du Sud, comment ne pas redire notre incompréhension face à la violence insensée que les belligérants infligent, avec une cruauté indescriptible, à une population qui n’a que trop souffert ? Le moment est venu d’imposer des sanctions à ceux qui font obstacle à la paix. Au Burundi, les partis doivent privilégier le dialogue, seule voie de sortie de crise. En République démocratique du Congo, les tensions et violences de ces derniers jours ont, une fois encore, illustré l’urgence de la mise en œuvre de bonne foi de l’Accord de la Saint-Sylvestre, en vue de la tenue des élections en décembre 2018. En Centrafrique, tout doit être fait pour assurer l’aboutissement de l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation, lancée sous les hospices de l’Union Africaine. Au Mali, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation doit être accélérée, parallèlement à la mobilisation d’un appui plus important pour la force conjointe du G5 Sahel. Les efforts doivent être redoublés en Libye pour mettre un terme au calvaire des populations. L’Afrique doit prendre toute sa place dans la recherche d’une solution, de concert avec les Nations unies et les autres partenaires concernés », a-t-il déclaré.

Pour les questions de reformes, le Rwandais Paul Kagamé, souhaite que les 55 Etats Africains appliquent une taxe de 0,2 % sur tous les produits éligibles qu’ils importent. L’Egypte et le Nigéria dont qui ont des économies basées sur l’extérieur, sont hésitants, mais des mesures spécifiques sont envisagées.

Le cycle de rencontre a été aussi abordé, se réunir une ou deux fois par an ? Sur ce point, il n’y a pas eu d’unanimité. La prochaine rencontre est prévue dans six mois. Reste à savoir si les 55 pays seront présents ou seulement les représentants des 5 sous-régions du continent. Paul Kagamé a souligné qu’il fallait travailler pour l’application de ces mesures.

Sandrine Kouadjo

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