Togo/Yopé : la vie change avec le forage

Publié le 06/04/2017 à 15:46

Le 29 novembre 2016, le village de Yopé, à 58 kilomètres au Nord de Lomé, inaugurait son premier forage. Jusqu’à cette date, les habitants de cette localité s’approvisionnaient dans le fleuve Zio. Ce village qui était en proie à des maladies hydriques, commence à avoir une vie plus saine.

Le point d’eau, installé dans la cour du dispensaire du village, vient soulager la population dans divers domaines. « Le paludisme, les infections et les parasitoses intestinales sont les premières causes de consultation dans la localité », relève le technicien supérieur de génie sanitaire. «  Les parasitoses intestinales sont liées à la consommation de l’eau puisque dans le temps, le village ne disposait pas d’une source d’eau potable. La population utilisait l’eau des marres, non traitée, pour tous les besoins, voire pour la consommation », explique M. Kader.

Compte tenu de ces comportements, des cas de maux de ventre et de diarrhée sont fréquemment recensés. « En 2014, nous avons recensé deux cas de choléra », se souvient-il, avant d’ajouter que cette époque est aujourd’hui loin de la communauté de Yopé.

Ce forage ne résout pas seulement un problème de santé mais aussi facilite la vie de cette population. La rivière dans laquelle la population allait chercher l’eau est à environ de 2 kilomètres du village. Aujourd’hui plus besoin de parcourir des kilomètres à la recherche de l’eau. Bidah Akou Mawuli, ménagère à Yopé, indique que le forage a amélioré les conditions de vie des femmes du milieu. « Avant, notre journée commençait par la corvée d’eau, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Tu te lèves, tu vas chercher l’eau au dispensaire, ça ne nous prends même pas 10 minutes, puis tu attaques tes activités quotidiennes », se réjouit Mme Bidah.

Pour les élèves, finis les retards aux cours dus aux corvées d’eau. « Avant nous allions dans le fleuve Zio pour chercher de l’eau. Se lever le matin parcourir 3 kilomètres à la recherche de l’eau avant de revenir et aller à l’école, c’est pénible » raconte Vicky Adjoyi, élève au CEG de Yopé Tsiviépé. « La plupart du temps nous allions à l’école en retard », renchérit Déla Ahotsou, élève en classe de troisième.

Depuis 4 mois, la population de Yopé expérimente l’adage « l’eau c’est la vie ». Ce liquide vital leur facilite désormais la vie.

Kayi LAWSON correspondante à Lomé

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