Togo: Deux individus arrêtés pour trafic illégal d’animaux

Publié le 26/07/2017 à 14:33

Le 26 juin 2017, deux personnes ont été arrêtées à Dapaong, dans le nord du Togo. Elles avaient en leur possession quatre pointes d’ivoire, deux peaux de ratel, une peau de civette, deux peaux de serval et une peau de chacal. Les interpellations ont été menées par les agents du commissariat de la ville de Dapaong, en collaboration avec EAGLE-Togo.

crédit photo : Wiadomości-Onet

Les deux trafiquants s’apprêtaient à livrer leurs ‘’marchandises’’ dans un hôtel de la ville, quand ils ont été arrêtés par les agents du commissariat de police de Dapaong. Il s’agit des nommés Kampyabre Ménobe, boucher de viande d’âne à Lomé et de son petit frère Kampyabre Kanfèngne, tout deux de nationalité togolaise.

Les agents du commissariat de police ont suivi les gestes des présumés trafiquants qu’ils ont filé jusqu’à l’hôtel, où les produits devaient être vendus. Les deux trafiquants ont été arrêtés au moment où ils s’apprêtaient à sortir les pointes d’ivoire et les peaux des espèces protégés des deux sacs.

Selon les deux frères, pour traverser les frontières, l’ivoire est emballé dans un carton de télévision écran plasma et les peaux, elles dans un sac à dos. Tout est transporté à moto, rentre au Togo soit par Pogno ou par Djambendi ou encore par Cinkassé.

Kampyabre Ménobe, le grand frère, reconnait qu’il est le démarcheur des produits tandis que le trafiquant basé au Burkina Faso est le fournisseur et collecteur. Il fournit également la contrebande de la faune à ses clients. L’année dernière, le même genre de situation a été observé à Dapaong où quatre personnes ont été arrêtées pour trafic d’ivoire.

L’éléphant est une espèce faunique menacée d’extinction au Togo. La détention de l’ivoire, son transport et sa commercialisation sans autorisation sont formellement interdits et punis par les dispositions du nouveau code pénal, de la loi-cadre sur l’environnement et du code forestier du Togo. Si les présumés trafiquants sont reconnus coupables, ils encourent une peine de 6 à 24 mois.

Le trafic de la peau des espèces animales protégées est bien plus discret que celui de l’ivoire, mais tout aussi juteux que meurtrier pour les espèces animales protégées. Ainsi, des milliers de chacals, de ratels, de civettes, de servals et d’autres espèces animales protégées sont tuées chaque année en Afrique pour leurs peaux, exportées souvent illégalement vers la Chine pour les besoins de la médecine traditionnelle.

Nicolas Koffigan

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