Sénégal : des échauffourées dans l’enseignement supérieur suite au décès d’un étudiant

Publié le 16/05/2018 à 13:16

Sénégal, mardi 15 Mai 2018. A Saint-Louis, au nord de Dakar la capitale sénégalaise, le climat social est en proie à des troubles entre étudiants et forces de l’ordre. A l’origine, une protestation des étudiants de l’université Gaston Berger, suite à la mort d’un des leurs. Décès causé par les répressions des forces de l’ordre. Explication.

ADN-Voiture de police brûlée devant l'université Gaston Berger

Voiture de police brûlée devant l’université Gaston Berger, Photo: Jeune Afrique

Le mardi 15 mai 2018, les étudiants de l’université Gaston Berger à Saint-Louis au Sénégal, ont entrepris une journée de grève pour manifester contre le retard dans le paiement de leurs bourses. Une journée dénommée « journée sans ticket », au cours de laquelle les manifestants s’autorisaient la gratuité dans les réfectoires de l’université Gaston Berger.

Entreprise sans conteste anormale, qui interpelle les agents de la gendarmerie de Saint-Louis. Un affrontement en éclatera. Bilan, 18 blessés du côté des forces de l’ordre et un mort dans le camp des étudiants.

Alertés par la mort de leur condisciple, les étudiants de la ville se sont engagés dans un vaste mouvement de protestation, suscitant en cette journée du 15 mai, une émeute générale dans la ville.

Informées de la nouvelle, des organismes de défense des droits de l’homme ont exigés des autorités sénégalaises « l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour identifier l’auteur du meurtre ».

Le ministre sénégalais de l’intérieur, quant à lui a traduit son regret face à l’incident avant de rassurer « des enquêtes seront normalement menées pour situer les responsabilités ». Il a par ailleurs indiqué que le paiement aux étudiants de leur bourse, sera effectif sous peu.

Ange TIEFFI

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