Révélations de Mediapart : la CPI ouvre une enquête et suspend sa porte parole

Publié le 07/10/2017 à 11:40

Les révélations de Médiapart secouent en ce moment la Cour pénale internationale. Cette dernière a annoncé l’ouverture d’une enquête interne. La CPI affirme prendre « très au sérieux » les informations révélée par par Mediapart et l’EIC sur une série de dysfonctionnements majeurs. « L’inquiétude me gagne », confesse la procureure en poste, Fatou Bensouda.

Il n’en a pas fallu attendre longtemps après les premières révélations de Mediapart et de ses partenaires de l’European Investigative Collaborations (https ://eic.network/) (EIC) sur les dysfonctionnements de la CPI Dans un communiqué mis en ligne ici ce vendredi 6 octobre, le bureau de la procureure a annoncé l’ouverture d’une enquête interne. Elle a également assuré avoir « déjà pris des mesures de précaution pour protéger les intérêts de la Cour ».

Des têtes qui tombent

Florence Olara, chargée de « l’information publique » au sein du bureau de la procureure,
 autrement dit une porte-parole,
 a été suspendue de facto. Une procédure formelle est en cours. Cette fonctionnaire est soupçonnée d’avoir perçu des rémunérations secrètes pour pousser un dossier.

Mediapart et l’EIC avaient révélé comment Florance Olara a, sous une fausse identité, travaillé en 2015 contre une rémunération cachée pour un riche banquier d’affaires new-yorkais afin de pousser à la CPI le dossier de la cause des Yézidis, une minorité confessionnelle violemment ciblée par l’État islamique en Irak.

Alfred OKA avec MédiaPart

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