RDC : Quand les concernés réagissent aux sanctions de l’UE et des USA

Publié le 06/06/2017 à 09:00

L’Union Européenne a décidé, lundi 29 Mai, d’infliger des sanctions individuelles à neuf responsables de l’appareil sécuritaire de la RDC pour “graves violations des droits de l’homme”. Parmi eux, trois ministres et anciens ministres de l’administration Kabila. Jeudi 1er Juin, le département du trésor américain a inscrit le général François Olenga, chef de la maison militaire du président Joseph Kabila sur la liste de ceux qui ne doivent plus voyager sur le territoire américain.

crédit photo : France 24

Réaction du gouvernement face aux sanctions

Interrogée à Kinshasa, une source gouvernementale congolaise a refusé de réagir officiellement. “C’est très préoccupant”, à néanmoins lâché un responsable sous le couvert de l’anonymat, accusant l’Union Européenne de chercher à déstabiliser la RDC, comme la Libye ou L’Irak. Transcendant le scepticisme de certains concernés par ces sanctions, le général François Olenga chef d’Etat Major de l’armée de terre de la RDC, n’a pas mis sa langue dans sa poche. “Je suis un officier nationaliste et révolutionnaire. Aucune sanction ne me fera trembler. Ça fait plus de trente ans que je n’ai jamais été aux États Unis, donc je ne me sens pas concerné dans ce que les Américains viennent vous annoncer“, a t-il déclaré à la Radio Okapi (une des radios de la capitale), vendredi 2 Juin 2017 au lendemain de l’annonce du gel de ses avoirs par les autorités américaines.

Ce général d’Etat major de l’armée de terre de la RDC est identifié comme celui qui supervise la garde républicaine, une entité dont les membres ont participé à des actions destinées à saper le processus
démocratique en RDC, également il est accusé d’avoir conduit au nom du président Joseph Kabila des opérations ayant pour but de réprimer l’opposition Politique.

Les sanctions pour ou contre le peuple congolais ?

À cette question, les congolais sont partagés suivant leurs différents campements politiques. Pour certains ces sanctions touchent à la souveraineté du pays, qui ne permet pas une ingérence politique d’un autre État tiers ou une puissance tierce, dans les affaires purement internes du pays.

Les autres prennent une position contraire tout en ovationnant les dispositions prises par l’Union Européenne et les États Unis, croyant qu’elles éduqueront les autorités congolaises à respecter les droits
humains, et penser dès lors à “L’alternance au Pouvoir “un mot qui semble inaudible du côté des autorités congolaises.

Zanem Nety Zaidi

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