Ouagadougou : Une stèle en hommage aux victimes des attentats de janvier 2016

Publié le 16/01/2017 à 13:54

Une stèle a été érigée  à Ouagadougou, ce dimanche 15 janvier 2016 par les autorités burkinabè pour rendre hommage aux 30 personnes tuées lors des fusillades (Il y a un an jour pour jour) des Hôtels Splendid et Yibi et des restaurants Cappuccino et Taxi Brousse situés sur l’avenue du Dr Kwamé N’Krumah.

Crédit photo : aouaga.com

Le président Roch Marc Christian Kaboré, assistés de son Premier ministre Paul Kaba Thiéba et de son ministre de la Sécurité intérieure Simon Compaoré, a déposé une gerbe de fleurs sur la stèle qui porte les noms des 30 personnes tuées, majoritairement des étrangères, lors de l’attaque qui a fait également environ une centaine de blessés.

« La lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et la criminalité transfrontalière est un combat de tous les peuples et de tous les Burkinabè », a déclaré Roch Kaboré qui en appelle à une « plus grande collaboration entre la population et les Forces de défense et de sécurité pour lutter conséquemment contre ces ennemies de la démocratie et du développement ».

Il faut une « plus large coalition internationale contre ces maux pour un monde plus sûr, solidaire et prospère », a-t-il continué, estimant que « ce n’est qu’à ce prix que nous viendrons à bout de ce fléau qui hypothèque la paix et le développement de nos Etats ».

Les actes solennels du chef de l’Etat burkinabè ont été précédés par une marche qui a rassemblée plus de 1.500 personnes qui ont eu pour point de pont de départ le rond-point des Nations Unies en empruntant l’avenue Kwamé N’Krumah jusqu’au lieu de l’attaque.

Trois personnes, un Burkinabè et deux Maliens ont été inculpées en juillet 2016 par le juge d’instruction et sont actuellement emprisonnées dans le cadre de l’enquête à laquelle collaborent les Etats-Unis, le Canada, le Niger, le Mali et la Côte d’Ivoire, notamment, selon la procureure du Faso Maïza Sérémé qui a indiqué que les « terroristes ont bénéficié de complicités internes ».

« Il y a eu des repérages bien avant l’attaque par d’autres personnes et non pas les assaillants », a-t-elle précisé.

Avec Alerte Info (Le titre est de la rédaction)

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