Édito | Côte d’Ivoire : femmes ministres, ce n’est pas forcé !

Publié le 12/01/2017 à 12:23

La parité est une vue de l’esprit autant pour les féministes que pour les gouvernants ! Attention à ne pas foncer dans le tas. 28 ministres dont six postes attribuer aux femmes. Je suis d’accord, c’est plutôt mince…Mais si je m’appuie sur le fait que la nomination d’un membre du gouvernement par principe est totalement arbitraire, je ne suis pas choquée. Rien n’oblige le Chef du gouvernement à nommer autant de femmes que d’hommes dans son équipe, fusse pour promouvoir l’égalité des sexes.

Il s’agit là de travailler avec les membres de son cercle qui, soit dit en passant, prétendent avoir les compétences pour gérer une nation…Entre nous, regardons ensemble les figures politiques féminines de ce cercle. Combien sont-elles en nombre et compétences pour prétendre (équi)valoir le nombre d’hommes dans le gouvernement actuel ? (Je m’en tiens au cercle). Maintenant si nous sommes dans une (con)figuration où seule la compétence est admise (ce qui est loin d’être le cas) pour nommer les membres du gouvernement, là, nous avons de quoi revendiquer un meilleur positionnement et même dans ces conditions, cela dépend de la politique du premier responsable du pays.

Femmes ministres, ce n’est pas forcé ! Ce qui est par contre dans l’ordre des choses et que nous devons revendiquer, c’est le respect de nos droits. Celui à l’éducation et à la formation. Celui de la liberté d’expression. l’autonomisation de la femme. Garantir la lutte contre la violence faites aux femmes et autres formes de discrimination dont nous faisons l’objet.

Je ne me souviens même pas du nom de la ministre de la famille et de la femme et blablala en date, encore moins de ses actions en tant que ministre.
On ne revendique pas des postes de responsabilité pour briller par notre incompétence, juste parce que sur les photos, ça fait jolie de voir autant de jupes que de pantalons.

Charlène Danon, journaliste chroniqueuse

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