Mali: à l’approche des élections, des enfants albinos en proie aux crimes rituels

Publié le 15/05/2018 à 09:10

A l’approche des élections présidentielles du 29 juillet 2018 au Mali, la population albinos est menacée par des crimes rituels. C’est ce qu’a démontré l’enlèvement de Djénéba Diarra, une fillette albinos de 5 ans retrouvée décapitée à Fana, un ville située au nord de Bamako, la capitale malienne.

ADN-Albinos

Photo: TV5 Monde

Dimanche 13 mai 2018, Djénéba Diarra, une fillette albinos de 5 ans est enlevée par des hommes armés au domicile de ses parents à Fana, au nord de Bamako, la capitale malienne. Quelques heures plus tard, son corps sans vie est retrouvé décapité près d’une mosquée.

Suite à ce crime que Mamadou Sissoko, secrétaire général de la Fédération des associations des personnes atteintes d’albinisme d’Afrique de l’Ouest (Fapao) qualifie de « rituel« , les populations de Fana ont attaqués et incendiés la gendarmerie de la ville.

La Fapao pour sa part condamne cet acte avec la dernière énergie et réclame justice des autorités maliennes. « Nous réclamons justice. Sa tête a été emportée. C’est un crime rituel » a indiqué Mamadou Sissoko.

« À chaque fois, qu’il y a des élections, nous devenons du gibier pour des gens qui veulent faire des sacrifices rituels. Ce n’est pas la première fois que ça arrive à Fana. L’État doit prendre ses responsabilités« . insiste-t-il.

 

Luc KOUADE

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