Côte d’Ivoire: le groupe parlementaire Vox Populi dénonce les crises de l’éducation nationale

Publié le 18/05/2018 à 20:32

Ce vendredi 18 mai 2018, à l’initiative du groupe parlementaire Vox Populi, s’est tenu une conférence de presse. Un moment d’échanges entre parlementaires et professionnels de la presse, qui s’est articulé essentiellement autour de la « crise de l’éducation nationale liée aux frais annexes et d’inscriptions ». C’était à la permanence du groupe parlementaire, dans la commune de Cocody, en Abidjan. Détails.

ADN-Groupe parlementaire Vox Populi

Photo: Afrikipresse

Cet après midi du 18 mai 2018, face à la presse, le groupe parlementaire Vox Populi s’est prononcé sur la situation de l’éducation nationale en Côte d’Ivoire. En particulier, celle se raccordant aux « frais annexes et d’inscription » qui selon les responsables de Vox Populi, peine depuis 2011, à trouver une issue favorable aux parents d’élèves. Lesquels,  se retrouveraient à chaque nouvelle rentrée scolaire en difficulté, voire même en incapacité d’assumer les frais d’inscription de leurs enfants.

Cette conférence de presse, à croire Yasmina Ouegnin, député de Cocody et vice présidente de Vox Populi, intervient en urgence pour pallier des « manœuvres dilatoires ». Manœuvres qui, selon elle, ont intérêt au non lieu de questions orales suivies de débats, inscrites par les parlementaires du groupe Vox Populi à l’attention du Commissaire du gouvernement, conformément aux textes et procédures en vigueur.

Prenant sa suite, Innocent Youté, député de Kouibly, a présenté certaines des questions orales suivies de débats, que son groupe parlementaire souhaiterait porter à l’attention du commissaire du gouvernement. Ses préoccupations, il les a posés de la façon suivante :

« Pourquoi les parents d’élèves doivent combler le déficit budgétaire du ministère de l’éducation ? »

« Pourquoi existent-ils des différences des frais d’inscription ? »

« Pourquoi le COGES reçoit une quote-part des inscriptions en ligne ? »

Tout en précisant que les précédentes préoccupations découlent d’un constat relevant des investigations de sa composition parlementaire, il a dénoncé une démultiplication budgétivore des inspections de l’enseignement dans les régions de Côte d’Ivoire.

Pour sa part, N’Golo Martin, président de Vox Populi a rappelé la nécessité régalienne de poser auprès du ministère ivoirien de l’éducation nationale, les préoccupations des populations. « C’est un exercice démocratique » a-t-il signifié, avant d’insister : « On n’a pas d’adversaires ».

Luc KOUADE

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