L’annexe fiscale 2018, un sujet qui fâche (dans) le secteur privé

Publié le 23/01/2018 à 00:39

Industriels,  PME et  commerçants affichent leur mécontentement après l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2018 depuis ce 2 janvier.

Le budget 2018 du gouvernement ivoirien s’élève à 6723,5 milliards FCFA soit 12,06 milliards de dollars environ. C’est donc dans l’optique de financer ce budget que le gouvernement a revu son annexe fiscale de 2018 pour espérer collecter 3406 milliards FCFA soit 6,3 milliards de dollars pour cette année. Une mesure qui fait de nombreux mécontentements.

Cette annexe fiscale occasionnera entres autre la hausse et la création de nouveaux impôts, la suppression d’exonérations de TVA, et par ricochet la hausse des prix des produits de consommation sur le marché ivoirien.

« C’est un mauvais présage », murmure-t-on dans le milieu du secteur privé. « Un frein à la création d’emploi, une incitation au secteur formel d’opérer dans l’informel afin d’échapper à la pression fiscale, la fermeture de nombreuses entreprises incapables de faire face à la hausse des impôts,  l’augmentation du chômage », dénoncent les acteurs du privé.

Le secteur privé reproche au gouvernement de n’avoir pas engagé un dialogue Etat-Secteur privé dans cette décision d’annexe fiscale.

La population ivoirienne elle aussi réagi bruyamment sur les réseaux sociaux. Elle décrie la cherté de la vie que cette annexe fiscale va occasionner.

Ce lundi 15 janvier 2018, le Président Alassane Ouattara s’est dit « sensible à la voix du secteur privé et aussi de sa population face à cette annexe fiscale ». Il a lancé un appel au secteur privé pour une discussion approfondie sur cette question d’annexe fiscale.

Sandrine Kouadjo

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