La Côte d’Ivoire fait le point de l’étude CIPHIA

Publié le 17/04/2018 à 18:26

A la suite du Cameroun, la Côte d’Ivoire est le deuxième pays africain et premier de l’Afrique de l’ouest, à avoir finalisé une collecte de données pour sa première étude nationale  sur l’impact du VIH. L’information a été délivrée ce mardi 17 avril 2018 à l’issue d’un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire.

ADN-Agent enquêteur de l'étude CIPHIA,

Agent enquêteur de l’étude CIPHIA, Crédit: Village data collection

Sous l’égide du ministère de la santé et de l’hygiène publique, l’étude dénommée Côte d’Ivoire Population-based HIV Impact Assessment (CIPHIA) a rendu ses résultats publics le 17 avril 2018. Au total, 21 000 personnes résidentes de 11 500 ménages ont été enquêtées à l’issue de l’opération qui a duré plusieurs mois. Il s’agissait de prélever des échantillons de sang auprès d’individus représentatifs de la population ivoirienne. Egalement, enquêter sur leurs connaissances a propos du VIH, leurs antécédents relatifs au dépistage et leurs comportements.

Cette étude vient offrir aux initiatives de lutte contre le VIH, une base de données conséquente à l’action publique et aux programmes de lutte des organisations. C’est l’avis du chargé d’affaires de l’ambassade américaine, Katherine Brucker. « Il est important pour la Côte d’Ivoire de disposer de données fiables afin de savoir comment mettre fin au VIH en tant que menace de santé publique » a-t-elle signifiée.

A croire les propos Docteur Roger Lobognon du bureau des Centres Américains de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC) en Côte d’Ivoire, les premiers résultats du CIPHIA seront connus jusqu’à décembre 2018. Ceux des données détaillées devraient attendre 2019 ou ils intégreront la plateforme situation Room, a-t-il indiqué.

Rappelons que le projet CIPHIA intègre une enveloppe budgétaire de 110 milliards de francs CFA, soit 200 millions de dollars, mis à disposition par le gouvernement des Etats Unis au titre de l’année 2018.

Cette assistance répond à quatre priorités: la bonne gouvernance, la croissance économique et inclusive, l’amélioration du système de santé et la réforme du secteur de la sécurité.

 

N’Gandja SILUE

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