Justice ivoirienne: le procureur Adou dément l’existence de prisonniers d’opinion en Côte d’Ivoire

Publié le 25/04/2018 à 10:29

Lors d’une conférence de presse de l’Association des femmes et familles des détenus d’opinion en Côte d’Ivoire (AFFDO-CI), le 12 avril 2018, dénonciation a été faite  de la détention, sans jugement, de 180 prisonniers d’opinion, depuis 2011 en Côte d’Ivoire. Contacté par RFI, le procureur de la république Richard Adou, dément les faits reprochés à la justice ivoirienne. 

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Richard Adou, Procureur-de la République de Côte d’Ivoire

Depuis la fin de la crise post-électorale qui a fait 3000 morts en Côte d’Ivoire, 180 prisonniers politiques jusque là en détention, attendent de comparaître devant la justice ivoirienne. Leurs proches et parents, regroupés au sein l’Association des femmes et familles des détenus d’opinion en Côte d’Ivoire (AFFDO-CI), ont dénoncé, le 12 avril 2018 un acharnement judiciaire à leur encontre.

Avisé des plaintes, le procureur de la république a fait un démenti des accusations au micro de Radio France Internationale (RFI). On me parle de délit d’opinion, je n’en connais pas. La communauté internationale, la communauté nationale a dénombré au cours de cette crise, 3 000 morts. Alors je ne sais pas, nous on poursuit des personnes qui ont causé des morts, nous on poursuit des personnes qui ont violé, qui ont assassiné, qui ont incendié des domiciles. Si incendier un domicile est un délit d’opinion, effectivement c’est le cas. Mais si tuer une personne, violer une femme n’est pas un délit d’opinion, nous ne poursuivons pas de personnes pour leur opinion» a t-il signifié.

Pour ce qui concerne les faits de justice partiale dont la justice ivoirienne est accusée, une source judiciaire prévient de possibles changements lors des prochaines sessions d’assises prévues en juin ou novembre 2018.

 

Luc KOUADE

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