Economie: la « Green finance conference » analyse le financement de la croissance verte en Afrique

Publié le 20/06/2018 à 12:12

La quatrième édition de la conférence sur la finance verte en Afrique s’est tenue au Sofitel hôtel ivoire ce mardi 19 juin 2018. Au menu de cette édition ivoirienne de la Green Finance Conference, trois panels d’échanges autour des possibilités institutionnelles et de financement de l’économie verte en Afrique. « Le financement de la croissance verte en Afrique » est le thème qui a meublé cette quatrième édition. Détails.

ADN-Green Conférence Panel

Photo: Moïse Achiro

Après la Zambie en 2015, le Kenya en 2016 et le Ghana en 2017, la Côte d’Ivoire s’est faite hôte de l’édition 2018 de la conférence sur la finance verte ce 19 juin 2018 au Sofitel hôtel ivoire à Abidjan. Au programme, une série de panels faisant intervenir divers acteurs africains de l’économie verte.

Le premier panel de cette conférence s’est penché sur « la facilitation d’un environnement propice à l’attraction de la finance verte ». A l’issue de cet atelier, Alain Serge Kouadio, directeur de l’économie verte au ministère ivoirien de l’environnement et du développement durable, a définit les trois fonctions de cette économie. Il ressort de cette définition que l’économie verte a valeur de lutter contre la pauvreté, créer des emplois et lutter contre le changement climatique.

La tenue ce premier panel a été également le lieu de présenter la Côte d’Ivoire comme un exemple sous régional en matière de croissance verte. Toutefois, les propositions de création et d’appui aux startups vertes en Côte d’Ivoire, ont constitué un élément essentiel à la continuité de la croissance dans ce secteur.

Le deuxième panel s’est montré plutôt révélateur d’un déphasage entre le modèle économique des PME africaines et celui des Institutions financières de développement (IFD). A ce sujet, des pistes de solution ont été élaborées par les panélistes en vue de pallier le faible dynamisme observé dans le financement des initiatives vertes. Il s’agit pour les PME de mutualiser les projets verts complémentaires ; pour les IFD, de réduire les taux d’intérêts sur le financement des projets ; accélérer le financement des initiatives vertes…

L’occasion du dernier panel s’est montrée pour sa part propice à un partage d’expériences entre divers acteurs de l’économie verte en Afrique. Banquiers et entrepreneurs y ont planché sur leurs parcours respectifs avant de présenter les inerties de la finance verte en Afrique.

Le cri de cœur d’Elmine Ghislaine Kouyaté, Directrice générale d’AXXIOM, a marqué ce panel de clôture de la quatrième édition de la conférence sur la finance verte en Afrique. Un cri qui se veut incitateur des organismes compétents, au financement des projets verts en vue du développement durable. Un développement dont elle a définit les enjeux. « L’enjeu c’est de sauver notre planète. L’enjeu c’est d’éduquer notre population pour une alliance entre l’humanité et l’environnement ». Car, « C’est l’environnement qui nous accueille» a-t-elle rappelé.

Luc KOUADE

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