Côte d’Ivoire : Vers une plateforme de collaboration entre journalistes et acteurs de la sécurité

Publié le 10/03/2017 à 18:27

Rassembler sur une même plateforme les acteurs de la sécurité et les médias. C’est l’idée trouvée par le Secrétariat ivoirien du Conseil National de Sécurité (CNS) qui a organisé un atelier sur « le rôle des médias dans le contrôle de la Sécurité ». Avec de l’appui du PNUD et l’appui technique de l’UNESCO, ces assises se sont tenues du 8 au 10 mars 2017 à l’Hôtel Parlementaire de Yamoussoukro. Compte rendu.

Crédit photo : Thérèse ASSi / Organisation des femmes reporters photographes de Côte d’Ivoire (Ofrep-Ci)

Comprendre le contexte conceptuel, les normes internationales et les principes fondamentaux de la gouvernance du Secteur de la Sécurité. Mais aussi familiariser les médias avec les principaux acteurs du Secteur de la Sécurité, et connaître leurs rôles et responsabilités en tant qu’acteurs du contrôle démocratique du secteur de la sécurité. Tels sont les axes de réflexions qui ont occupé les participants, les 3 jours durant.

« Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme 56 de la Stratégie nationale de la RSS. L’objectif visé étant de renforcer les capacités des médias sur la Réforme du Secteur de la Sécurité (objectifs, caractéristiques et dimensions essentielles), et sur les notions du contrôle démocratique et leurs rôles en tant qu’acteurs clés de ce processus », indique Mireille Tano-Fram, responsable communication au Secrétariat du CNS.

Les spécialistes de la sécurité ont tour à tour montré la nécessité d’être accompagnés dans leur mission par les médias. « Il faut dédramatiser la relation entre les Forces de défenses et de sécurité (FDS) et les médias pour en faire une relation partenariale. Les FDS sont une source d’informations de premier ordre pour les médias, tandis que ces derniers constituent des vecteurs de transmission des messages de l’armée. Cette relation doit être constamment préservée », souhaite le docteur Philippe Assalé, Consultant au Programme des nations unies pour le développement (PNUD).

« Il est indispensable pour le journaliste d’avoir accès à l’information au nom de la liberté de la presse. Mais cette liberté doit se faire dans le respect des lois et de l’ordre public », rappelle Zio Moussa, Président de l’Observatoire pour la liberté de la Presse, de l’éthique et de la déontologie (OLPED).

Pour les journalistes présents tout comme pour les acteurs du secteur de la sécurité, cette session est une occasion pour définir et étudier les modalités pratiques de mise en place d’un cadre de collaboration entre les deux entités. Résultats recherchés : que les journalistes soient des relais dans l’information et la sensibilisation sur la Réforme du Secteur de la Sécurité.

Philomène Tourey, envoyée spéciale à Yamoussoukro.

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