Côte d’Ivoire : le système de santé en mauvais état (étude)

Publié le 24/05/2017 à 19:35

La Côte d’Ivoire fait partie des pays dont le système de santé est le moins performant au monde. Selon le classement 2017 de la revue médicale britannique The Lancet, le pays figure parmi les 20 derniers derrière le Togo, l’Éthiopie, Madagascar, le Mozambique, le Bénin, l’Ouganda et le Burkina Faso.

Crédit photo : medium.com

Ce classement porte sur l’évaluation des systèmes de santé de 195 pays dans le monde entier. Il a été établi en fonction des taux de mortalité liés à 32 maladies, notamment la tuberculose, le cancer du sein, la leucémie, certaines maladies cardiovasculaires, etc. Des maladies qui pourraient être traitées, en théorie, avec un accès rapide à des soins efficaces.

La Côte d’Ivoire a pourtant entrepris d’importantes réformes au niveau sanitaire. « L’accès aux soins pour tous » est même devenu l’une de ses priorités, suite aux plaintes récurrentes des populations et la colère née de l’« affaire Awa Fadiga ».

Si certains voient en cette position un échec du système de santé ivoirien, d’autres y voient une opportunité. Selon Corine Ouattara, entrepreneur dans le domaine de l’e-santé (santé par les TIC), cette situation pourrait trouver un début de solution avec l’intégration de la télémédecine dans le système de santé ivoirien. « Ce classement s’appuie sur l’accès rapide à des soins efficaces, eux-mêmes possibles avec l’accès rapide aux informations sur le patient. Problématique qu’intègre la télémédecine », explique la promotrice du Pass Santé Mousso : une solution de qui permet de stocker des informations relatives aux données sanitaires d’un individu sur un objet (bracelet, porte-clés, médaillon).

Comme Corine Ouattara, de nombreux entrepreneurs ivoiriens proposent des solutions intégrant les technologies de l’information et de la communication pour « prêter main forte » au système de santé ivoirien. On peut citer entre autres Sycelim e-Santé (gestionnaire d’assurance médicale) et Bloodbook (répertoire de donneurs de sang). De son côté, le gouvernement ivoirien entend mettre à la disposition des professionnels de la santé, les outils TIC pour « aider à combler ces insuffisances » au niveau de la qualité des soins et de la continuité des services de santé publique, sur l’ensemble du territoire.

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