Côte d’Ivoire: le meurtre d’une autochtone provoque de nouvelles tensions dans l’ouest

Publié le 27/06/2018 à 12:38

Lundi 25 Juin 2018. A Bangolo, ville située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, les populations autochtones ont manifesté leur indignation contre le meurtre d’une jeune fille assassinée par son conjoint. Des manifestations susceptibles de virer au drame, qui ont été contenues à temps. Détails. 

ADN-Manifestation femmes

Manifestation des femmes de Bangolo-Lundi 25 juin 2018

Les femmes de Bangolo, ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire ont exprimé, lundi 25 juin 2018, leur mécontentement face aux violences basée sur le genre, suite à l’assassinat de la nommée Mélaine. Jeune fille de 19 ans, égorgée par son conjoint burkinabé. Lequel s’est rendu après son acte à la brigade de gendarmerie de la ville.

En représailles à cet acte perpétré par un allogène burkinabé à l’endroit d’une autochtone de la région, les jeunes hommes de la ville, des autochtones pour la plupart, ont pris d’assaut le quartier « dioulabougou » ou réside une forte communauté allogène et allochtone. Décidés à en découdre avec ceux de la même origine que le meurtrier, ils ont été freinés dans leur élan par les autorités policières de la ville après un bilan de 4 blessés et plusieurs commerces saccagés.

Le député de la commune de Bangolo, Simon Doho a également apporté un plus au rétablissement du calme, ce 25 juin 2018 en appelant les jeunes autochtones et allogènes (préparés à une riposte), à la retenue. Ce énième crime vient raviver les tensions incandescentes dans cette région de l’ouest de la Côte d’Ivoire qui a longtemps été le théâtre de violences meurtrières entre autochtones et allogènes .

Ange Tieffi

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