Burkina Faso: après 4 ans, le savon anti paludisme bientôt disponible

Publié le 30/03/2017 à 16:58

 

En 2013, Moctar Dembélé et Gérard Niyondiko, étudiants à l’Institut d’ingénierie de l’eau et de l’environnement de Ouagadougou, ont initié le projet d’un savon capable de repousser les moustiques vecteurs du paludisme. Quatre ans plus tard, le projet se matérialise difficilement faute de financement.

crédit photo : monde sans palu

Ce savon contient un larvicide capable, en se mêlant aux eaux stagnantes, d’endiguer la prolifération des moustiques. « Un savon capable de repousser les moustiques pendant 6 heures après le bain. Il peut être utilisé par tous, particulièrement les femmes enceintes et les enfants » selon Gérard Niyondiko, fondateur – responsable R & D (recherche et développement) de Faso soap. « Ce n’est pas encore sur le marché, on est toujours dans la phase de développement de ce produit, on fait des tests dans différents laboratoires à Ouagadougou et en France. » a t-il expliqué.

Les deux étudiants n’avaient qu’un business plan, un prototype et une batterie de tests à faire pour concrétiser leur projet, qui a d’ailleurs été bloqué pendant 2 ans. En 2015, Gérard obtient une subvention de 5 000 dollars de la fondation nigériane Tony Elumelu. Cette subvention lui permet de signer un partenariat avec le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme du Burkina Faso ( CNRFP) pour la réalisation des premiers tests d’efficacité. Faso soap a eu recours au crowdfunding en avril 2016 qui a permis de mobiliser 70 000 $.

Le vendredi 17 mars 2017, les promoteurs ont annoncé le succès de 140 tests d’efficacité effectués par le CNRFP (Ouaga) pour démontrer l’efficacité, la non toxicité des principaux actifs. Si tout se déroule comme prévu, le prototype de Faso soap devrait sortir courant avril 2017, puis la phase de l’homologation du savon suivra.

Viviane YOBOUE

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