Bouaké : la vie après le « show » des armes

Publié le 20/01/2017 à 13:50

Dans la deuxième plus grande ville de la Côte d’Ivoire, le bruit des armes et le désert des rues ont fait place à une reprise des activités. Timidement, certes, mais Bouaké semble se remettre petit à petit de cette semaine marquée par des mouvements d’humeur de mutins. Constat de notre envoyée spéciale ce jeudi 19 janvier 2017.

Corridor nord. Les bus de transport en commun vont et viennent. Des vendeurs proposent leurs marchandises aux voyageurs qui préfèrent ne pas descendre. La peur est encore là. Dans la ville, quelques magasins sont ouverts. Dans les rues, pas grand monde. Seuls les motos-taxis et autres véhicules déambulent çà et là. Pas de véhicules de militaires.

Les banques et les agences de téléphonie mobile reçoivent leurs clients. Les établissements publics et les écoles sont fermés. La grève des fonctionnaires se poursuit.

Le soir, dans les maquis, restaurants et autres bars, quelques noceurs sont installés. Ils ne sont pas nombreux. Les sujets de conversations tournent autour des 5 millions FCFA reçus par certains militaires, la frustration exprimée par d’autres corps de l’armée et… la CAN 2017 au Gabon.

Sadjo Coulibaly, envoyée spéciale.

Comments

comments