Autosuffisance alimentaire: des experts traitent de la question du riz à Abidjan

Publié le 31/05/2018 à 14:56

L’Afrique est riche de terres arables, exploitables pour la culture du riz. Et pourtant chaque année elle importe environ 24 millions de tonnes de riz. Le mercredi 30 mai 2018 à Abidjan, une séance de travail d’experts de la sécurité alimentaire s’est articulé autour de cette problématique.

ADN-RIZ

Photo: Dakar Midi

Plusieurs Etats du continent africain peinent encore à trouver leurs marques dans la course à l’autosuffisance alimentaire. C’est ce que stipulent les avis des experts en sécurité alimentaire, réunis ce 30 mai 2018 à Abidjan.

En dépit des efforts consentis à la hausse de la production rizicole, l’Afrique importe environ 24 millions de tonnes de riz annuellement d’après Africa-Rice. Des importations estimées à 6 milliards d’euros, soit plus de 3933 milliards de francs CFA.

Et pourtant, l’Afrique regorge d’énormes ressources pédologiques et d’atouts climatiques, lui permettant de se procurer l’essentiel des aliments de sa consommation. En occurrence le riz, qui représente plus de 50% des denrées alimentaires des ménages. Seul l’Egypte est autosuffisante. Madagascar l’est entre 70 et 75% et la Côte d’Ivoire à 50%.

Les solutions prévues pour l’autosuffisance alimentaire

Pour pallier les difficultés liées au riz, Africa-Rice veut faciliter aux petits exploitants, l’accès au marché et aux crédits bancaires.

« Il faut rendre les paysans « bankables » (rentables). Ici les paysans n’ont pas accès aux financements, or il faut que les gens soient indépendants pour travailler avec le secteur privé. Il faut rendre les paysans hommes d’affaires et les rendre crédibles auprès des banques » a suggéré Harold Roy-Macauley, Directeur général d’Africa-Rice.

De son côté, Patrick Houben, responsable Développement rural et Ressources naturelles de la délégation de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire a insisté sur le fait que « L’agriculture en Afrique subsaharienne demeure un moteur de croissance économique des plus importants » et que « les objectifs de développement durable (ODD) concernant la pauvreté et la faim passeront par l’augmentation de la productivité de travail des petits exploitants ».

ANGE TIEFFI

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