Attentat de Grand Bassam : les chiffres clés pour comprendre

Publié le 13/03/2017 à 19:40

Dimanche 13 mars 2016. La Côte d’Ivoire est touchée par un attentat terroriste. Des hommes en armes tirent sur une foule, dans des restaurants et hôtels. Des morts. Des blessés. La peur est partout. Le pays est sous le choc. Un an après, les Ivoiriens n’ont pas oublié la date, les faits, mais aussi les chiffres. En voici quelques-uns pour (nous) aider à comprendre ou à nous souvenir.  

crédit photo : Le Monde

12h25 : C’est l’heure à laquelle les premiers coups de feu ont été entendus sur la plage de Grand Bassam.

3 : C’est le nombre (officiel) de terroristes qui composaient le Commando.

45 minutes : C’est le délai avant l’intervention des Forces Spéciales ivoiriennes.

21 morts. 19 civils et 3 militaires : Ils étaient de nationalité ivoirienne, camerounaise, malienne, française et allemande.

5 heures : Le temps mis entre les premiers tirs (12 h 25) et la déclaration à la télévision nationale du ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko (17 h 10).  Le premier reportage consacré aux événements ne sera diffusé que peu avant 20 heures sur la RTI.

4 personnes arrêtées le 21 mars 2016 : arrestation d’un membre du commando, Assane Barry dit Sam, le chauffeur du 4×4, à Abidjan-Koumassi.

En août 2016, les sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré ont été reconnus coupables de « violation de consignes » et « association de malfaiteurs » par le tribunal militaire pour avoir rencontré Assane Barry, dit « Sam », l’un des suspects de l’attentat de Grand-Bassam. On leur reproche d’avoir cohabité avec ces personnes, d’avoir échangé avec le chauffeur (du commando djihadiste). Les djihadistes ont contacté ces militaires dans leur recherche du Rivotril, un neuroleptique très prisé des terroristes qui sert dans certains trafics illicites de billets de banque.

83 personnes ont été interpellées dont 16 avec un lien direct avec l’attentat. L’information a été donnée par Hamed Bakayoko le 13 avril 2016.

300 millions de francs CFA : C’est la somme qu’a reçu la Mairie de Grand-Bassam de la part de l’Etat ivoirien. Cette somme est destinée aux acteurs du secteur touristique (aux hôteliers, restaurateurs et artisans sinistrés depuis l’attentat). Cet argent été remis à plus de 200 d’entre eux.

Au 13 mars 2017, « Les enquêtes ont conduit à l’arrestation de 38 personnes en tout ; dont 26 en Côte d’Ivoire, 6 au Burkina Faso, 4 au Mali et 2 récemment au Sénégal », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

En 2017, le taux d’occupation des hôtels est toujours en chute libre depuis les attentats. « un taux d’occupation entre 20 et 25%. L’Etat nous harcèle par rapport aux impôts. Or on sort d’une situation difficile, on a beaucoup de charges. On pense que l’Etat doit baisser un peu les bras par rapport à cette activité », estime Jacques Ablé, président du conseil d’administration de l’hôtel l’Etoile du Sud, une des cibles des terroristes.

Une sélection de Viviane Yoboué

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