Attaque prison militaire burkinabè: 20 ans ferme requis pour le caporal Madi Ouédraogo

Publié le 17/01/2017 à 09:31

Le parquet de la justice militaire burkinabè a requis lundi 20 ans d’emprisonnement ferme pour le caporal Madi Ouédraogo, un soldat de l’ex-garde de sécurité présidentielle (RSP) accusé d’être le « cerveau » d’un groupe de militaires qui auraient souhaité attaquer la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) pour libérer des détenus.

Crédit photo Reuters

Le procureur Alioune Zanré a requis une peine d’ »emprisonnement ferme de 20 ans » pour le caporal Madi Ouédraogo et Alassane Ouédraogo dit Ladji et dix ans pour Bapendi Ouoba et Boureima Zoure », entre autres.Il a par contre demandé au tribunal « d’acquitter Alexis Malboné et Patrice Coulibaly au bénéfice du doute ». Pour les avocats de la défense, il faut acquitter les accusés car « le parquet n’a pas de preuves » de leur culpabilité.

« Nous vous demandons de vous fonder sur l’instruction faite à la barre » et non sur les procès verbaux « du fait des erreurs procédurales », a sollicité Me Alexandre Daboné, un des avocats de la défense s’adressant au Tribunal.

A la reprise de l’audience lundi, la défense a mis à la disposition du parquet ses « mémoires et une clé USB » qui contiendrait une vidéo qui confirmerait les faits de complot soulevé par le caporal Madi Ouédraogo qui avait affirmé qu’ils ont « pris en flagrant délit » des gens qui projetaient « éliminer Salif Diallo », actuel président de l’Assemblée Nationale.

Dans sa plaidoirie, il soutient qu’il y a des éléments dont une vidéo qui corroborent les faits de complot soulevé par le caporal Madi Ouédraogo quand il affirmait qu’ils ont « pris en flagrant délit » des gens qui « voulaient éliminer Salif Diallo », actuel président de l’Assemblée Nationale.

L’audience a été suspendue vers 17H40 (GMT, heure locale), après la plaidoirie de 11 avocats pour 12 accusés, pour reprendre mardi à 8H00 (GMT).

Le caporal Madi Ouédraogo et 28 autres personnes poursuivies à la justice militaire pour « association de malfaiteurs et de détention illégale d’armes de guerre » ont vu les faits qui leur sont reprochés, requalifiés en « complot », au cours du procès.

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