Afrique du Sud: des lycéennes créent le premier satellite privé d’Afrique

Publié le 16/02/2017 à 11:55

14 lycéennes d’Afrique du Sud ont conçu puis construit le premier satellite privé en Afrique. Il servira à recueillir les informations sur l’agriculture dans tout le continent, afin de prévenir les catastrophes naturelles et pénuries alimentaires. Le satellite sera lancé en Mai 2017 en Afrique du Sud.

crédit photo: flash Guinée

Les lycéennes sont originaires de la ville du Cap. Elles ont entre 16 et 18 ans. Le lancement du satellite s’inscrit dans le cadre d’un projet mené par l’Organisation sud-africaine de développement économique Meta (MEDO) en collaboration avec l’Université d’État de Morehead aux États-Unis.

Ces jeunes filles ont été sélectionnées lors des ateliers organisés dans les écoles de la ville. Elles ont ensuite participé à plusieurs « camps d’entrainement spatiaux » pendant leurs vacances scolaires pour construire cet engin. Le satellite permettra de récolter des données thermiques qui permettront de prévoir les sécheresses ou les inondations.

«La création d’une avenue pour les jeunes femmes en Afrique pour concevoir, construire, tester et lancer des satellites me tient à cœur», a affirmé Mae C. Jemison, première femme afro-américaine Astronaute et ambassadrice en chef du programme Making Science de la Bayer.

Le but de ce projet, c’est surtout de « renverser l’héritage de l’apartheid » a mentionné la compagnie MEDO dans son communiqué. Avant la fin du régime ségrégationniste, en 1994, les sciences et les mathématiques n’étaient effectivement pas enseignées aux enfants Noirs et Métis mais uniquement aux Blancs.

Ces lycéennes ont élargi le champ des possibles et plusieurs d’entre elles envisagent une carrière dans l’aérospatiale. « Découvrir l’espace et voir l’atmosphère de la Terre, ce n’est pas quelque chose que beaucoup d’Africains noirs ont été capables de faire ou n’ont pas l’occasion de regarder. Je veux voir ces choses pour moi-même. Je veux être en mesure de faire l’expérience de ces choses » a déclaré Sesam Mngqengqiswa, lycéenne de 16 ans.

La compagnie MEDO estime que d’ici 2020, 80% des emplois auront un lien avec les sciences et les technologies. Elle voudrait d’ailleurs étendre ce programme à d’autres pays africains.

 

Stéphanie Kouassi.

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