Abidjan : grève de taxis communaux, la population privée de transport

Publié le 11/04/2017 à 15:24

Abidjan-Cocody, Boulevard des Martyrs (ex-Boulevard Latrille). Il est 9 heures, ce mardi 11 avril 2017. Les taxis communaux se font rares. Ils refusent les longues distances. Les chauffeurs de wôrô wôrô refusent de se plier à un énième ticket. 700 Francs Cfa payables par jour, imposé par les « syndicats ».

Les gnambros, comme on les appelle, sont sur les lignes de transport pour s’assurer du paiement effectif du nouveau ticket par les chauffeurs de taxi. Ces derniers doivent se procurer ledit ticket avant tout début de travail. Les conducteurs qui refusent d’obtempérer subissent la colère des « syndicats ».

Aux environs de 10 heures, aux Deux-Plateaux Mobile, nous avons assisté à une altercation entre un chauffeur de taxi et deux jeunes syndicalistes. Le chauffeur refusait de prendre le nouveau ticket. Les syndicalistes ont menacé de faire descendre les passagers du véhicule, et de dégonfler ses pneus avant. Finalement, le chauffeur de taxi a pris le ticket et a pu continuer son travail.

Les transporteurs s’acquittaient déjà de la somme de 200 ou 300 francs Cfa par chargement, tous les jours. Pour éviter la nouvelle « taxe », des chauffeurs ont simplement décidé de ne pas faire de longue distance. Il était difficile pour les usagers de se déplacer et de vaquer convenablement à leurs occupations.

En avril 2015, le maire de la commune de Cocody, N’Goan Aka Mathias avait pris un arrêté interdisant l’activité des « syndicats » dans la commune. Mais la mesure semble manquer de mesure d’exécution.

Stéphanie Kouassi

Comments

comments