Abidjan : des policiers tabassent violemment des élèves (vidéo)

Publié le 17/01/2017 à 06:44

Cette scène fait le buzz sur les réseaux sociaux. Cinq élèves en tenue scolaire sont interpellés par des policiers. Les flics les embarquent à bord de leur véhicule 4X4. On voit dans la vidéo l’un deux donner de violents coups de matraque aux élèves. Selon les témoins, cette scène s’est déroulée ce lundi 16 janvier 2017 dans le quartier d’Adjamé (Abidjan).

On voit le policier donner des coups de bâton

« Ils ne sont pas des marcheurs »

« J’étais sur les lieux. J’ai vu les jeunes (élèves, ndlr) qui traversaient la rue tranquillement, quand soudain, des policiers ont surgi de nulle part. Ils les ont embarqués manu militari », raconte Olivier B. affirmant qu’aucune marche n’avait lieu à cet instant dans la zone. « Ce ne sont pas des marcheurs », précise-t-il. La suite est assez explicite dans la vidéo (ci-dessous). Les cinq élèves sont emmenés de force à l’arrière du Pick-up. Les policiers, dont certains portent des casques et des gilets par balle, les rejoignent à l’arrière. L’un d’eux fait pleuvoir de violents coups pendant que le véhicule quitte les lieux.

La toile en colère

Les réactions ne se sont pas faits attendre. « Honte à ces policiers, les criminels se promènent dans la ville, ils sont incapables de les arrêter, ils passent leur temps à racoler les chauffeurs et c’est sur le pauvre enfant au mains nues qu’ils déversent leurs forces », s’insurge Jacqueline Saga. « Il faut que les parents de ces enfants portent plainte », espère Ange Sahiry. « Vous laissez vos amis mutins pour vous acharner sur des enfants qui ne demandent qu’à aller à l’école, pourtant la dernière fois, dès que les tirs ont commencé, je connais des policiers qui ont commencé à jeter leurs tenues », se moque Boris Diouho. « J’ai comme l’impression que quand ils entrent dans ce corps (de la police, ndlr), la conscience humaine disparaît et fait d’eux des brutes… sur des élèves ils ont la force mais quand il s’agit de ‘’microbes’’ et autres braqueurs qui les narguent en faisant ce qu’ils veulent, on ne les voit pas », se désole Miguel Matthieu.

Philomène Tourey

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